Historique et organisation de la discipline

Le cécifoot (« blind football » en anglais) est une discipline paralympique, c’est l’adaptation du football pour les personnes déficientes visuelles. En France, la Fédération Française Handisport assure la gestion des sportifs licenciés et des compétitions.

Les joueurs s’affrontent par équipes de cinq (quatre joueurs déficients visuels et un gardien) et évoluent dans deux catégories distinctes suivant leur niveau de handicap visuel :

  • La catégorie B1 (Blind 1) : pour les joueurs non-voyants ou ayant une faible perception visuelle. Tous les pratiquants de cette catégorie seront placés à égalité en jouant avec un bandeau opaque sur les yeux et des patchs oculaires occultants. Le gardien, quant à lui, est voyant.
  • La catégorie B2/B3 (Blind 2 / Blind 3) : pour les joueurs mal-voyants. Le gardien peut être voyant ou malvoyant. Quant aux joueurs, leur acuité visuelle du meilleur œil, après correction, ne doit pas dépasser 1/10ème (tolérance au niveau national jusqu’à 2/10ème) ou excéder 20° de champ visuel. Pour plus de détails, un joueur classifié B2 a une acuité visuelle maximale de 1/20ème et un champ visuel maximal de 5°. Un joueur B3, quant à lui, possède une acuité visuelle comprise entre 1/20ème et 1/10ème et un champ visuel compris entre 5° et 20°.
France vs Chine, Jeux Paralympiques de Londres 2012
Source photo : Flickr Handisport, G Picout, France Paralympique, Tous droits réservés

Au niveau national et international, cette classification est déterminée par un médecin ophtalmologiste spécialiste après un examen officiel qui peut être définitif ou à réévaluer en fonction des constatations médicales.
NB : seule la catégorie B1 est représentée aux Jeux Paralympiques, tous les quatre ans.

La naissance du cécifoot

Il paraît difficile de situer avec précision la date d’apparition de cette adaptation du football pour les déficients visuels. D’après le Comité International Paralympique, il semblerait que dès les années 1920, en Espagne, de jeunes joueurs s’amusaient déjà à jouer au football dans les cours de récréation des écoles spécialisées pour enfants atteints de cécité.

C’est au Brésil, dans les années 1960, que l’on doit la réelle formalisation de ce sport. Le pays sud-américain instaure les règles de base et le format à « cinq contre cinq », toujours d’actualité à notre époque. Il faudra cependant attendre 1974 pour voir un premier championnat national être organisé au Brésil. Peu à peu, d’autres pays emboitent le pas et développent la discipline, l’Espagne notamment.

L’arrivée du cécifoot en France

C’est en 1987 que la cécifoot arrive en France sous l’impulsion de Monsieur Julien Zéléla. Il crée l’Association Sportive Cécifoot Saint-Mandé qui marque le début de la structuration de ce sport dans notre pays. Ce club historique, situé non loin de Paris dans le Val de Marne, est toujours en activité et possède un des palmarès les plus fournis au niveau national.

Un tout premier championnat de France de cécifoot a pu débuter officiellement à la fin de l’année 1998 tandis que la première Coupe de France a eu lieu en l’an 2000. Ces événements se tiennent dorénavant chaque année.

La reconnaissance internationale

En 1996, la Fédération Internationale des Sports pour déficients visuels (IBSA : « International Blind Sports Association ») reconnaît officiellement le cécifoot comme une discipline sportive. Cette démarche aura pour but principal de fédérer toutes les différentes pratiques de ce sport, pouvant varier d’un pays à l’autre, en instituant des règles communes, valables dans le monde entier.
Il s’agissait là d’un premier pas vers une harmonisation obligatoire à la réalisation de futures rencontres internationales.

Dès l’année suivante, en 1997, l’IBSA organisa le premier championnat d’Europe de cécifoot à Barcelone, en Espagne, et le premier championnat du continent américain à Asuncion, au Paraguay.

Les événements s’accélérèrent encore avec, dès 1998, le tout premier championnat du monde de cécifoot au Brésil. Le pays hôte remporta d’ailleurs cette édition inaugurale. Le Brésil conservera plusieurs années cette domination sur le monde du cécifoot en remportant la plupart des titres de « champion du monde », cédant parfois face à son principal rival, l’Argentine.

Athènes 2004, l’année de la consécration paralympique

Sans conteste, cette année 2004 restera l’événement le plus marquant de l’histoire du cécifoot avec sa reconnaissance comme « discipline paralympique ». Trente années après l’apparition des premiers championnats en Amérique du Sud, les joueurs de cécifoot pouvaient enfin prétendre au titre ultime pour tout sportif, celui de la plus grande des compétitions : la médaille d’or de champion paralympique.
Ce sera encore une fois le Brésil qui remportera la toute première médaille d’or paralympique du cécifoot au terme d’un match épique contre l’Argentine, son rival de toujours : 3-2 aux tirs aux buts après un match nul 0-0 au bout du temps réglementaire.

L’engouement autour du cécifoot ne cessera ensuite de croître avec la création de nouvelles équipes dans le monde entier.



Logo Officiel du Comité International Paralympique

Désormais, les championnats du monde de la discipline ont lieu tous les quatre ans en alternance avec les Jeux Paralympiques. Les championnats continentaux permettant aux équipes nationales d’obtenir leur qualification pour ces compétitions de référence.

2012 aux Jeux Paralympiques de Londres : l’année de la France

Une année incontournable pour l’équipe de France de cécifoot. Lors des Jeux Paralympiques de Londres, « les Bleus » parviennent à se hisser en finale du tournoi. Ils connaitront malheureusement une défaite 2-0 face au Brésil mais rentreront en France avec une médaille d’argent paralympique. Cette dernière reste jusqu’à maintenant le meilleur résultat de l’équipe de France dans une compétition internationale. Cet événement aura un effet « tremplin » pour la discipline qui bénéficiera d’une exposition et surtout de moyens sans précédent dans notre pays.

La France remporte la médaille d’argent aux Jeux Paralympiques de Londres en 2012
Source photo : Flickr Handisport, G Picout, France Paralympique, Tous droits réservés

Le cécifoot de nos jours en France et dans le monde

En France, la discipline est gérée à partir de la Fédération Française Handisport par un Directeur Sportif chargé de son développement et de son administration. Chaque année, un championnat de France est organisé dans chaque catégorie (B1 et B2/B3) ainsi qu’une coupe de France. Le pays dispose également d’une équipe nationale B1 avec un sélectionneur dont la mission, comme dans le football classique, est de recruter les meilleurs joueurs nationaux et de les faire évoluer vers la performance. Depuis 2019, une équipe de France Espoirs a même été créée afin d’assurer la relève du collectif sénior et de préparer les jeunes joueurs aux exigences du haut niveau.

Dans le monde, le cécifoot se joue maintenant sur la plupart des continents. Même si l’activité principale reste en Europe et en Amérique du Sud, le développement est en marche dans de nombreux pays. Dans différentes régions du monde, des tournois internationaux ont lieu régulièrement afin de décrocher des places qualificatives pour les plus grandes compétions de la planète. Au même titre que le championnat d’Europe, il existe un championnat d’Afrique, d’Asie ou encore d’Amérique Centrale de cécifoot. Des équipes redoutables émergent sur la scène internationale avec par exemple la Chine, l’Iran, le Japon, le Maroc, le Mali ou même la Thaïlande. L’Amérique du Nord fait encore figure d’exception avec un développement tardif lié à une pratique plus restreinte du football classique dans cette région du monde.

Quoi qu’il en soit, le cécifoot reste en développement en France et dans le monde. La discipline semble promise à un bel avenir au fur et à mesure que sa reconnaissance et son exposition médiatique grandiront.

La prochaine étape pour le cécifoot en France ?

Le logo des Jeux Paralympiques de Paris 2024

L’Histoire du cécifoot nous a montré que les bonds en avant les plus significatifs se déroulaient en parallèle des événements majeurs comme les Jeux Paralympiques. Il paraît donc plutôt vraisemblable d’imaginer que la prochaine étape du développement de ce sport en France se déroulera à Paris en 2024 ; offrant ainsi au cécifoot une exposition médiatique sans précédent.

Vue d’artiste du futur terrain où les compétitions de cécifoot auront lieu lors des Jeux Paralympiques de Paris 2024, aux pieds de la Tour Eiffel

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Le match de Cécifoot

Le match de cécifoot se rapproche d’un match de « futsal » ou encore de « foot à 5 » avec cependant quelques particularités. Les deux catégories du cécifoot seront distinguées ici car ne présentent pas les mêmes spécificités.

En catégorie B1 (joueurs non-voyants)

Deux équipes de cinq joueurs vont s’affronter : quatre joueurs de champ non-voyants et un gardien de but voyant. En plus de son rôle classique, ce dernier aura pour mission de guider ses défenseurs. Ajouté à cela, l’effectif compte un entraineur (coach) et pour cette catégorie uniquement, un guide offensif dont le rôle est d’orienter les attaquants. Les joueurs de champ ont un bandeau opaque sur les yeux pour que chaque sportif joue dans les mêmes conditions : égalité entre un joueur non-voyant complet et celui qui disposerait d’un reste visuel.

Le terrain

Il a une forme rectangulaire avec une largeur de 20 mètres et une longueur de 40 mètres. Des barrières le délimitent latéralement le long de la ligne de touche jusqu’à environ 1 mètre après chaque ligne de but. La hauteur des barrières est comprise entre 1 mètre et 1,20 mètre. Le terrain est idéalement découvert afin d’offrir une meilleure acoustique.

Les joueurs évoluent sur un terrain délimité de chaque côté dans la longueur par des barrières latérales

Un terrain de cécifoot est divisé en trois zones, délimitées par une ligne en pointillés, parallèle à la ligne de but, à 12 mètres de cette dernière, de chaque côté :

Schéma d’un terrain de cécifoot avec ses différentes zones (cliquer sur l’image pour l’agrandir)
  • une zone défensive : entre le but de l’équipe et la ligne des 12 mètres. C’est dans cette zone et uniquement dans celle-ci que le gardien voyant peut guider ses défenseurs

  • une zone du milieu ou zone technique : entre les deux autres zones, comprenant la ligne centrale. C’est ici que le coach de l’équipe peut donner des consignes à ses joueurs. Et uniquement dans cette zone.

  • une zone d’attaque : entre le but et la ligne des 12 mètres des adversaires. C’est seulement à partir de la limite de cette zone que le guide, situé derrière la cage adverse, peut orienter les attaquants de son équipe vers le but.

D’autres zones sont présentes sur un terrain de cécifoot :

  • la zone du gardien : le gardien ne peut pas la quitter et ne peut pas avoir de contact avec le ballon en dehors de celle-ci. Elle commence latéralement à 1 mètre de chaque poteau et s’étend de 2 mètres vers l’avant.

  • la surface de réparation : elle correspond à un arc de cercle qui passe par le point de pénalty à 6 mètres de la ligne de but et dont le centre se situe entre les deux poteaux . Un pénalty est en effet accordé en cas de faute dans cette surface.

Différents points sont matérialisés sur le terrain :

  • le rond central : là où se déroulent les engagements
  • le point de pénalty : là où sont tirés les pénaltys dans les cas prévus par le règlement
  • le point de double pénalité : situé à 8 mètres de la ligne de but. Un tir est effectué depuis ce point lorsque 6 fautes ont été commises par une équipe au sein d’une même mi-temps.

La surface de jeu doit être lisse, sans aspérité, plutôt en ciment ou en gazon naturel ou synthétique.

Les buts, au cécifoot, sont semblables à ceux du hockey sur gazon : ils mesurent 3,66 mètres de long d’un poteau à l’autre et 2,14 mètres du sol à la barre transversale.

Les acteurs du jeu

Au cécifoot B1, tout au long du match, les joueurs non-voyants reçoivent des informations sonores de guidage de la part d’intervenants présents sur le terrain ou en dehors :

  • le coach : peut donner tout type d’information aux joueurs de son équipe à condition qu’ils soient dans la zone centrale du terrain : entre la zone défensive et la zone d’attaque. Par exemple : position du ballon, ballon gagné ou perdu par l’équipe, position des adversaires, etc…

  • le gardien : il donne principalement des informations sonores à ses défenseurs pour organiser au mieux la couverture de son but. Il peut également guider tout joueur se trouvant dans la zone défensive.

  • le guide offensif : il se situe derrière le but adverse. Son rôle est d’orienter les attaquants en leur signalant à la voix la localisation du but où il faudra tirer tout au long de la progression d’un joueur avec le ballon. On entend généralement des données de distance, de position par rapport au but (gauche, droite, axe) ou encore la présence ou non de défenseurs. Il ne peut intervenir que dans la zone d’attaque de son équipe.

Le ballon

Des clochettes sont disposées à l’intérieur afin que le ballon fasse du bruit lorsqu’il roule au sol. Grâce aux sons émis par celui-ci, les joueurs connaissent sa localisation dès lors qu’il est en jeu. Par extension, les défenseurs connaissent donc en même temps la position du porteur du ballon sur le terrain.

Un ballon de cécifoot

Ecoutez le son produit par un ballon en mouvement :

L’évolution des joueurs sur le terrain : la règle du “voy”

C’est la règle indispensable au bon déroulement d’un match de cécifoot. “Voy” signifie “je vais” ou “j’y vais” en espagnol. Chaque joueur qui n’est pas en possession du ballon doit en effet se signaler en disant de façon claire et distincte le mot “voy”. C’est grâce à toutes ces informations sonores que le porteur du ballon connaît la position de ces adversaires.

Les joueurs d’une même équipe communiquent aussi entre eux pour organiser leurs phases de jeu. Des coéquipiers peuvent donc définir entre eux des codes en se disant des mots-clefs : « oui », « passe », « opposé ». Un attaquant peut ainsi faire la différence entre un coéquipier démarqué, qui appelle pour recevoir une passe, et un défenseur qui dira “voy”.

Lorsqu’un joueur a la balle, il peut crier “J’AI” pour informer ces coéquipiers qui reconnaissent sa voix.
Le coach, le guide ou le gardien peuvent aussi, dans leur zone de guidage respective, informer les joueurs de qui possède le ballon en criant “PERDU !” ou “GAGNE !” selon si leur équipe reprend le contrôle du ballon ou non.

Un match de cécifoot B1 est donc un grand assemblable d’informations sonores qu’un joueur doit être capable de trier, analyser et exploiter, demandant ainsi une grande concentration.. C’est la raison pour laquelle on demande en général au public assistant à un match de rester silencieux.

Durée d’un match

En championnat de France, un match se déroule en deux périodes de 25 minutes en temps continu. C’est-à-dire qu’un arrêt de jeu (type faute ou sortie de but) ne stoppe pas le chronomètre.
En revanche, à l’international, on joue deux périodes de 20 minutes mais en temps effectif : le chronomètre est arrêté à chaque interruption de jeu. Un match peut donc durer facilement jusqu’à 1h15.

En catégorie B2/B3 (joueurs malvoyants)

Un match opposera deux équipes de cinq joueurs : quatre joueurs de champ et un gardien. A la différence de la catégorie B1, le gardien peut être voyant ou mal-voyant ; même si la plupart du temps, ce dernier est tout de même voyant.

On distingue deux sous-catégories de joueurs :

  • un joueur classifié B2 a une acuité visuelle maximale de 1/20ème et un champ visuel maximal de 5°
  • un joueur B3, quant à lui, possède une acuité visuelle comprise entre 1/20ème et 1/10ème et un champ visuel compris entre 5° et 20°.

Chaque équipe doit comporter au minimum deux joueurs B2 sur les quatre joueurs de champ. En championnat de France, un bandeau spécifique avec une couleur par équipe, disposé sur le front, permettra de différencier les participants de différentes sous-catégories.

Cette règle sera appliquée à partir de la saison nationale 2020/2021 et aura aussi pour rôle :

  • d’aider visuellement un joueur à se repérer (en plus des maillots distinctifs de couleurs différentes par équipe)
  • de permettre à un spectateur d’identifier les différences de classification entre les joueurs et ainsi mieux comprendre le fonctionnement de la discipline

Le terrain

Le match se déroule sur un terrain rectangulaire de 20 mètres de large sur 40 mètres de long. Comme en catégorie B1, il est délimité de chaque côté par des barrières latérales.

Un terrain de cécifoot délimité par des barrières latérales

En B2/B3, pas de zones spécifiques sur le terrain comme chez les B1. Il persiste juste la surface de réparation que le gardien n’a pas le droit de quitter et/ou d’interférer avec le jeu en dehors de celle-ci. La zone du gardien présente chez les B1 n’existe pas.

Classiquement, et pour des raisons pratiques d’organisation, les compétitions B2/B3 ont lieu sur des terrains de « futsal » donc plutôt en intérieur.

Le ballon

En championnat de France, il est quasiment identique à celui de la catégorie B1 ; c’est-à-dire qu’il contient des clochettes lui permettant de faire du bruit lorsqu’il est en mouvement. Le dispositif sonore à l’intérieur est simplement plus léger qu’en catégorie B1. En revanche, à l’international, les compétitions B2/B3 utilisent plutôt des ballons de type « futsal » avec pour seule particularité une couleur nettement différente de celle du sol. Les joueurs percevront visuellement ainsi mieux le ballon. La France a choisi d’utiliser les ballons à clochettes pour son championnat national B2/B3 afin de permettre l’accès aux joueurs mal-voyants sévères.

Ballon blanc B2/B3 en championnat de France

Durée d’un match

Un match se déroule en deux périodes de 20 minutes en temps effectif. C’est-à-dire qu’un arrêt de jeu (type faute ou sortie de but) stoppera le chronomètre.

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Les règles du jeu

Pour tout sport, il y a des règles. Ces dernières rendent le jeu possible en garantissant une égalité des chances entre tous les participants afin qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes dans des conditions optimales de pratique. Le garant de ces principes est l’arbitre, présent pour faire respecter les règles du jeu.

Au cécifoot, l’arbitrage est organisé de la façon suivante :

  • un premier arbitre ou arbitre principal : il dirige le match et veille à l’application des règles du jeu. C’est lui qui établit le rapport du match et le communique aux instances officielles. Son rôle est également de chronométrer la partie.
    C’est aussi lui qui indique à la table de marque verbalement ou par des gestes clairs chaque fait de jeu afin que tout soit consigné.
    Il contrôle également les équipements des joueurs : bandeaux et patchs oculaires.
    Il est le seul à pouvoir arrêter le match s’il le juge nécessaire (blessure grave d’un joueur par exemple) ou encore à infliger des sanctions aux sportifs ou aux officiels.

  • un second arbitre ou arbitre assistant : il couvre la moitié de terrain opposée à celle du premier arbitre. Il l’aide à faire respecter les règles du jeu. Il s’assure notamment du respect de la durée des temps morts : 1 minute par équipe et par mi-temps.

En cas de désaccord entre les deux arbitres, c’est l’avis de l’arbitre principal qui prime.

  • une table de marque : elle a pour rôle de comptabiliser les temps morts, le nombre de fautes de chaque équipe ainsi que les fautes personnelles de chaque joueur.

Les fautes communes avec le football classique

Comme au football classique, les fautes donnent lieu à des coups-francs. Ils peuvent être directs (le joueur tire directement au but sans passer le ballon à un coéquipier) ou indirects (avec passe). Voici quelques exemples de fautes :

  • charger ou pousser un adversaire
  • contrôler le ballon avec le bras ou la main
  • tenir un adversaire pour l’empêcher d’évoluer vers ou avec le ballon
  • frapper ou essayer de frapper un adversaire

Il en existe d’autres, ceci n’est pas une liste exhaustive. En cas de faute importante, un joueur peut recevoir un carton jaune voire rouge.

Le coup-franc se joue à l’endroit où la faute a été commise. Sauf si celle-ci a eu lieu dans la surface de réparation : elle donnera alors lieu à un pénalty.
Les joueurs de l’équipe adverse doivent se trouver à au moins 5 mètres de l’endroit où le coup-franc sera tiré. L’exécutant du coup-franc a 4 secondes pour le tirer après le coup de sifflet de l’arbitre. L’équipe adverse peut mettre en place un mur si elle le souhaite.
Au cécifoot, dans la plupart des cas, deux personnes se mettent en place pour tirer un coup-franc : le tireur met le ballon entre ses pieds et un joueur stabilise le ballon du pied en se plaçant derrière lui.

Un coup grand avec mur en catégorie B1


Les fautes propres au cécifoot en catégorie B1

La catégorie B1 possède des règles spécifiques liées aux adaptations nécessaires à la pratique du football par des joueurs non-voyants. Deux équipes de cinq joueurs s’affrontent (quatre jours de champ et un gardien voyant). Le match dure deux fois 25 minutes en temps continu en championnat de France. A l’international, on joue deux périodes de 20 minutes mais en temps effectif : le chronomètre est arrêté à chaque interruption de jeu.

En ce qui concerne les joueurs de champ :

  • Le « no-voy » : si le joueur ne se signale pas de façon distincte par un “voy” lorsqu’il cherche le ballon, l’attaque ou le dispute à un autre joueur

Pour rappel, “Voy” signifie “je vais” ou “j’y vais” en espagnol. Chaque joueur qui ne porte pas le ballon a l’obligation de se signaler en disant de façon claire et distincte le mot “voy”. C’est grâce à ces informations sonores que le porteur du ballon connaît la position de ces adversaires.

  • le sandwich : lorsque deux joueurs bloquent un adversaire le long d’une barrière latérale. Seuls les duels pour le ballon sont autorisés ; les autres joueurs doivent rester à distance et ne pas interférer.
Le troisième joueur reste bien à distance et ne prend pas part au duel

En ce qui concerne le gardien de but, une faute est sifflée dans les cas suivants :

  • si après avoir dégagé le ballon, le gardien le reçoit en retour sans qu’aucun adversaire ne l’ait touché ou sans traverser la ligne médiane
  • si le ballon ne rebondit pas dans sa propre moitié de terrain lors d’un dégagement
  • si le gardien attend plus de 4 secondes avant de jouer le ballon après l’avoir contrôlé
  • si le gardien intervient dans le jeu en dehors de sa zone (en B1 : la « zone du gardien » est différente de la « surface de réparation ») : cette faute est sanctionnée par un pénalty
Le joueur tire un pénalty, à 6 mètres, seul face au gardien. Le guide lui donne des informations sonores sur la position des poteaux en frappant dessus puis en se plaçant au milieu du but pour lui donner l’axe central

Il existe également des fautes liées au guidage des joueurs :

  • le guide offensif ne peut guider que dans la zone d’attaque de son équipe
  • le gardien ne peut guider ses joueurs que la zone de défense de son équipe
  • le coach ne peut donner des informations qu’aux joueurs présents dans la zone dite « du milieu »

Concernant le cumul des fautes :

  • Tout joueur qui commet 5 fautes personnelles pendant un match sera exclu du terrain. Il pourra cependant être remplacé mais ne pourra plus rentrer dans la partie.
  • A partir de la 6ème faute cumulée sur une mi-temps pour une même équipe, on jouera une double pénalité.

La double-pénalité est un tir direct à 8 mètres du but, dans l’axe, sans mur. Tous les autres joueurs doivent se placer derrière le ballon à au moins 5 mètres.
Cette double-pénalité est jouée à chacune des fautes intervenant après la 6ème cumulée d’une équipe.
A la fin de la mi-temps, on remet le compteur des fautes d’une équipe à 0. Mais pas les fautes personnelles d’un joueur.


Les particularités de la catégorie B2/B3

Deux équipes de cinq joueurs s’affrontent (quatre joueurs de champ et un gardien). Le match dure deux fois 20 minutes en temps effectif. C’est-à-dire qu’un arrêt de jeu (type faute ou sortie de but) stoppera le chronomètre.

Dans cette catégorie, on applique globalement les règles d’un match de « futsal » avec quelques adaptations :

  • La lumière doit être d’une intensité égale sur tout le terrain et ne doit pas gêner le déroulement de la partie (pas de reflets)
  • Le gardien ne doit pas quitter la surface de réparation et interférer avec le jeu en dehors de cette surface
  • Lors d’un dégagement du gardien (comme en B1), le ballon doit rebondir avant la ligne médiane
  • Les joueurs B3 doivent être clairement identifiés par un bandeau pour les différencier des joueurs B2
  • Une équipe ne doit pas comporter plus de deux joueurs B3
  • Si un joueur B2 se blesse et ne peut être remplacé par un autre joueur B2, l’équipe devra poursuivre avec seulement trois joueurs

Ressources documentaires

Cet article est un résumé des principales règles nécessaires à l’adaptation du football pour les personnes non-voyantes et mal-voyantes. L’ensemble des règlements est consultable sur le site de l’IBSA (International Blind Sports Federation) : https://www.ibsasport.org/sports/football/rules/

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